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Suivi des réparations en atelier sous Excel : statuts, pièces, délais et garantie

Suivi de la réception et de la réparation d'appareils — modèle Excel — Voir le modèle →

Dans un petit atelier de réparation, les commandes vivent sur un cahier, dans des messages et dans la tête du technicien. Résultat : le client appelle pour savoir si son téléphone est prêt, personne ne le sait, et on retrouve la pièce commandée la semaine suivante. Sans suivi, impossible de dire non plus combien rapporte l'atelier, ni quels appareils prennent le plus de temps.

Un tableau Excel bien structuré apporte l'ordre sans coût de logiciel. Voici la méthode, de la réception à la remise, avec les formules utiles.

Une ligne par commande

Chaque appareil reçu est une ligne avec : numéro de commande, date de réception, client, téléphone, type d'appareil, modèle, panne déclarée, technicien, statut, prestation, acompte. Numérotez les commandes de façon continue (par exemple R-0001, R-0002) : le numéro est la clé qui relie tout le reste.

Prévoyez une liste de statuts simple, choisis dans un menu déroulant : « Reçu », « Diagnostic », « Attente de pièce », « En réparation », « Prêt », « Remis ». Moins de statuts, plus de rigueur.

Calculer le délai prévu automatiquement

Chaque type d'appareil a un délai de réparation habituel. Dans une feuille de référence, listez-les : téléphone 3 jours, ordinateur portable 5 jours, lave-linge 7 jours (ce sont des exemples à remplacer par vos propres délais). Le délai prévu devient une formule :

=B2+RECHERCHEV(E2;Reference!A:B;2;FAUX)

avec B2 pour la date de réception et E2 pour le type d'appareil. Si le type est introuvable, entourez la formule de SIERREUR(...;B2+5) pour avoir un délai par défaut.

Ensuite, un feu tricolore : rouge si la date prévue est dépassée sans que la commande soit prête, orange s'il reste un jour, vert sinon.

=SI(OU(H2="Prêt";H2="Remis");"OK";SI(AUJOURDHUI()>I2;"En retard";"Dans les délais"))

Suivre les pièces dans une feuille à part

Une commande peut nécessiter zéro, une ou cinq pièces : n'essayez pas de tout mettre sur la même ligne. Créez une feuille « Pièces » avec : numéro de commande, désignation, quantité, prix d'achat, prix client. Le bénéfice de la ligne est =(prix client - prix d'achat)*quantité.

Exemple. Un écran de téléphone acheté 45 € et facturé 89 € laisse 44 € de bénéfice. Avec une main-d'œuvre de 30 €, la commande totalise 89 + 30 = 119 € pour le client, dont 44 + 30 = 74 € de marge brute avant vos frais. Ces chiffres sont illustratifs.

Pour rapatrier le total des pièces dans la commande :

=SOMME.SI(Pieces!A:A;A2;Pieces!E:E)

Cette formule additionne les prix clients des pièces de la commande A2. Le total de la commande est alors prestation + pièces, et le reste à payer est ce total moins l'acompte.

La garantie après réparation

Une fois l'appareil remis, la garantie de votre réparation court à partir de la date de remise. Avec la durée en mois dans une cellule de paramètres (par exemple 3) :

=SI(K2="";"";MOIS.DECALER(K2;Parametres!B1))

Choisissez la durée et ses conditions selon votre contrat de réparation. Lorsqu'un client revient, une simple recherche sur son numéro de commande indique si l'intervention est encore couverte.

Ce qu'il faut regarder dans la synthèse

Une fois par semaine, regardez quelques chiffres :

  • le nombre de commandes par statut (combien sont bloquées en attente de pièce ?) ;
  • la charge par technicien (NB.SI) ;
  • le délai moyen réel de réparation (MOYENNE des écarts entre réception et remise) ;
  • le chiffre d'affaires et le bénéfice sur les pièces par mois.

Si le délai réel dépasse nettement le délai annoncé, vous avez un problème d'organisation ou d'engagements trop optimistes.

Erreurs fréquentes

  • Accepter un appareil sans numéro de commande : on ne le retrouve plus.
  • Saisir le téléphone du client dans le champ nom : conservez des colonnes séparées.
  • Oublier d'enregistrer une pièce utilisée : le bénéfice est surestimé.
  • Laisser des commandes « Prêt » pendant des mois : relancez les clients après quelques jours et définissez une règle de conservation dans vos conditions.

Un modèle de suivi pour atelier

Le modèle Excel de suivi de la réception et de la réparation d'appareils est un fichier payant construit sur ce schéma. La feuille « Référentiels » contient les types d'appareils avec délai de réparation, les techniciens, le tarif des prestations, la durée de garantie et le paramètre d'alerte d'échéance. La feuille « Demandes » accepte jusqu'à 1 000 commandes avec client, téléphone, appareil, panne, technicien, statut, prestation du tarif, total, acompte, délai prévu, date de remise, feu tricolore et garantie.

La feuille « Pièces » gère jusqu'à 2 000 lignes (numéro de commande, pièce, quantité, achat, prix client, bénéfice), et la « Synthèse » présente les commandes par statut, technicien et type d'appareil, le chiffre d'affaires, le bénéfice sur les pièces, le délai moyen de réparation et deux graphiques. Le fichier est en français, fonctionne sans macros avec Excel 2007 et versions ultérieures ou LibreOffice, et comprend un tableau vierge et un exemple rempli. Il convient aux centres de service, aux ateliers de réparation de téléphones, d'ordinateurs, d'électroménager et de véhicules électriques, ainsi qu'aux réparateurs indépendants.

FAQ

Faut-il demander un acompte ?

C'est fréquent quand une pièce doit être commandée. Notez-le dans la commande : le tableau déduit ensuite l'acompte du total pour obtenir le reste à payer.

Comment gérer un devis refusé ?

Créez un statut « Refusé » ou « Abandonné » et, si vous facturez le diagnostic, saisissez-le comme prestation. Cela permet de compter ces commandes séparément.

Comment suivre plusieurs techniciens ?

Utilisez une liste de techniciens et une colonne dédiée dans la commande. Vous comparerez ensuite la charge et les délais par personne, sans chercher à les classer sur un seul chiffre.

Combien de temps garder l'historique ?

Gardez-le au moins le temps de la garantie que vous proposez. Pour la durée légale de conservation des documents, renseignez-vous auprès de votre comptable.

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